Les aqueducs romains



La colonie romaine d’Arelate (Arles) est fondée en 46 av. J.-C. par Jules César.

Dès le 1er siècle, la ville se dota d’un système d’adduction d’eau. En effet, la cité eut besoin des sources des Alpilles pour s’approvisionner en eau potable. Elle construisit donc deux aqueducs.


L’aqueduc d’Eygalières :


Long de 51 km, cet ouvrage captait l’eau sur le versant nord du massif et l’acheminait jusqu’au quartier de Barbegal, au sud de Fontvieille, où là elle se mêlait aux eaux d’un second aqueduc.


L’aqueduc de Caperon :


Cet aqueduc, long de 11 km, amène les eaux de sources des roches d’Entreconques, jusqu’ici au vallon des Arcs.


Les eaux de ces deux aqueducs se réunissaient ensuite dans un bassin de convergence, puis cheminaient sur 12 km jusqu’à Arles, par un conduit tantôt souterrain, tantôt aérien.


C’est probablement au 2ème siècle que l’eau de l’aqueduc sud fut détournée vers l’usine hydraulique de Barbegal. Il ne resta donc que l’aqueduc nord pour alimenter Arles en eau.


Du haut du versant sud du chaînon de la Pène, on a une vue dégagée sur Arles, le Château de Barbegal, l’Abbaye de Montmajour…


La meunerie de Barbegal


Ces vestiges ont été dégagés entre 1937 et 1939 par Fernand Benoit.


La meunerie s’adapte parfaitement à la configuration du terrain : elle s’étend sur 60 m de long pour 18 m de large et donc une pente de 30% environ.


L’eau de l’aqueduc après avoir enjambé le vallon des Arcs, traverse le rocher par un canal aménagé puis se divise en deux bras, qui alimentent une série de chutes, qui permettent d’actionner seize roues faisant tourner elles-mêmes autant de meules en basalte, dans des chambres de moutures.


Cet ouvrage de seize moulins permettait d’alimenter en blé la population d’Arles.

La capacité de production de l’usine était d’environ 4,5 tonnes de farine par jour…


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C’est la plus grande et la mieux conservée du monde antique.




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